La grimpe à Tonsaï

Février 2010 :

Dès l'arrivée en long-tail les grimpeurs ont vue sur le secteur principal du site, Tonsaï beach wall, la plage. Située en moyenne à 500 mètres des bungalows, ce secteur contient la plupart des voies dures du coin. C'est une barre déversant, d'une centaine de mètres de longueur et d'une quinzaine de haut, seulement diront certains. Cependant ceux qui considèrent que la pratique de l'escalade sportive doit se dérouler sur moins de vingt mètres et qui sont de fervents adeptes du pan y trouveront leur compte. Bourriner comme un sale, sur trois mouvements ça défoule quand même sacrément. A cent mètres de là toujours sur la plage, une dizaine de voies dans du vertical, un peu plus technique, un peu plus à doigts, mais pas vraiment dans la filière conti quand même.

Toutes ces voies sont à l'ombre de 6h30 à 14h environ (là il commence à faire sacrément chaud). Notre petit groupe se pousse donc plus ou moins au cul tous les matins dès 7h, après des nuits plus ou moins courtes pour éprouver leurs doigts et leurs bras à la recherche de performance et de fraîcheur (30° c'est chaud on envie la surcolante que doivent avoir les français resté en métropole). La plage est classe, beau cadre, on peut se baquer dans la mer dans la seconde, ou même commander un mix fruit shake au Freedom bar à coté.

Bon après il y a deux trois inconvénients, le caillou à la base est plutôt lisse, et certaines voies sont sacrément patinées. Pourquoi ? D'abords nous devons remercier entre autre nos amis les chinois, qui adorent faire des moulinettes dans les trois premières dégaines de chaque voies quelque soit la cotation. D'autant plus qu'ils sont capables, chrono en main, de rester un quart d'heure dans chaque dégaine. La plage étant très conviviale, certains guéronzés par l'émulation se retrouvent donc à zipper à répétition autour du crux. Donc certaines voies ressemblent plus à du patinage artistique qu’à de l'escalade, mais on s'y fait. Qui dit plage dit sable, dit corde dans le sable, dit chutes à répétition (des fois on tombe si si !), dit coupage de corde à répétition. Environ dix mètres sur deux cordes pour l'instant.

A part ça on s'éclate, on rencontre un paquet de grimpeurs d'horizons différents, un paquet de francophones. On a presque l'impression de faire partie d'une communauté : Les ENERVES de TONSAÏ. Après la grimpe p’tit resto à MAMA Chicken (50bath le poulet BBQ, légèrement plus d'1 €uro). Puis sieste, puis bière au Sawasdee, puis re resto au Peace and love bar et fin de soirée au Small world.

Vu qu’on commence à lentement épuiser les ressources de ce laboratoire qu'est la plage, les après midi après la sieste on va en face EST pour prendre l'ombre et suer à profusion dans des envolées conti. Jusqu'à 55mètres!?!!! Ce n’est pas les voies abus du Tarn mais par cette chaleur c'est tant mieux.

Bilan de la grimpe du groupe en terme de croix :

- 70 Voies de 7a à +
dont exactement la moitié 7c et +

- 11 Voies dans le 8
dont 4, 8a au premier
dont 2, 8a+ au premier
et un 8b